Compte rendu : atelier sur les Expositions Universelles & les valeurs universelles au XXIème siècle


Compte rendu : atelier sur les Expositions Universelles & les valeurs universelles au XXIème siècle

Florence Pinot de Villechenon, Professeur à l’ESCP Europe, historienne des Expositions Universelles, Jean-Pierre Lafon, Ambassadeur de France et ancien Président du BIE, Xu Bo, Commissaire de l’Exposition Universelle de Shanghai, Nelly Wenger, Directrice Générale d’Expo02, Exposition Nationale Suisse.

 

LES EXPOSITIONS UNIVERSELLES ET LES VALEURS UNIVERSELLES AU XXIe SIECLE, QUELLES AMBITIONS ET QUELS MODELES

Notre questionnement sur l’universalité ne peut ignorer celui sur les Expositions Universelles. Dans un XXIème siècle de mutations technologiques, économiques, écologiques, marqué par une accélération des changements unique dans l’histoire de l’humanité, quelle interprétation donner à l’universel ? Comment interroger cette valeur quand le progrès profite à beaucoup mais laisse aussi de côté un grand nombre ?

 

Les Expositions Universelles associées aux grands enjeux, défis et progrès du XIXe et XXe siècle, sont-elles, dans leur forme et dans leur fond, en phase avec les questionnements du XXIème siècle ?

Pour évoquer ces questions nous avons réuni :

  • Florence Pinot de Villechenon, Professeur à l’ESCP Europe, historienne des Expositions Universelles,
  • Jean-Pierre Lafon, Ambassadeur de France et ancien Président du BIE,
  • Xu Bo, Commissaire de l’Exposition Universelle de Shanghai,
  • Nelly Wenger, Directrice Générale d’Expo02, Exposition Nationale Suisse.



Nées au milieu de XIXème siècle avec l’essor de la révolution industrielle, les Expositions ont d’abord été des joutes industrielles internationales pacifiques, qui ont permis l’essor de fleurons de l’industrie d’aujourd’hui.

Les hommes se rassemblent depuis des millénaires, dans des foires et des fêtes. Mais les Expositions Universelles sont un événement particulier qui nait au milieu du XIXe à un tournant de notre histoire, au moment du plein essor de la révolution industrielle, de la mise en place du modèle capitaliste avec le développement de la banque, du rail et de la production à grande échelle. A ce contexte, s’ajoute en toile de fond, le monde des lumières, de l'encyclopédie, des approches scientifiques et didactiques : expliquer, montrer.  Dès le début les Expositions sont des joutes industrielles pacifiques, des olympiades du progrès, marquées par le duel franco-britannique de 1851 à 1855 que rejoignent la Belgique, les Etats-Unis, l’Autriche...qui vont monopoliser les premières expositions. Les Expositions Universelles sont un rassemblement d’industriels où chacun montre, dans un espace ouvert à tous, ce qu’il sait faire de mieux, ses prouesses, et peut aussi les comparer à celles des autres, apprendre des autres. « Les Expositions ont été d’énormes plates-formes pour le lancement des innovations dans l'ère industrielle. Des industriels comme Louis Vuitton, Baccarat ou Saint Gobain qui en 1855 présente le plus grand miroir du mondé ont connu leur essor grâce aux Expositions Universelles » souligne Florence Pinot de Villechenon.



Clairement liées à la notion de progrès, les Expositions ont acquis au fil du temps de nouvelles dimensions : institutionnelle avec les Etats, et universelle avec l’intégration d’interrogations sur les grands défis de l’humanité.

Parties de joutes industrielles principalement franco britanniques, les Expositions vont s’ouvrir à des industriels du monde entier et gagner ainsi une véritable dimension internationale. Leur dimension universelle est impulsée notamment par les français qui vont inclure des grands questionnements de l’humanité, et introduire l’appellation Exposition Universelle, les britanniques évoquant plutôt « International exhibition ».

Pour ce qui est de la dimension étatique elle est apparue assez vite mais s’est affirmée là aussi dans les Expositions françaises. Les anglo-saxons bénéficiaient du parrainage et de l’appui des chefs d’Etat, la Reine Victoria et le Prince Albert notamment, mais étaient placées sous un modèle très entrepreneurial de financement par des entreprises privées. La France de son côté a recherché la caution de l’Etat et mis en place des montages financiers avec des émissions de dette. Les Etats qui n’ont au début qu’un rôle de soutien de leurs industriels les plus performants, vont prendre conscience que l’Exposition représente une opportunité de ce que l’on appelle aujourd’hui « le soft power » et le « national branding » souligne Florence Pinot. C’est ainsi que va se dessiner d’abord une rue des nations, une différenciation des façades, qui évoluera vers un espace dédié à chaque nation avec un bâtiment qui servira au pays à véhiculer un message. C'est la naissance des pavillons nationaux, qui vont devenir les éléments marquant des Expositions jusqu’aux dernières de Pékin et de Milan où le geste osé de l’architecte créera le succès du pavillon.



Le BIE (Bureau International des Expositions) : après une période très créative, son établissement en 1928 fixe des normes de fonctionnement rigoureuses et consacre le rôle des Etats et de leur diplomatie.

Créé en 1928, à Paris, le BIE vient établir des règles après presque 80 ans de créativité qui ont vu naître des Expositions particulièrement marquantes telle celle de 1900 à Paris. Cette création est une marque politique de la République Française, un reflet de sa culture étatique ainsi qu’une réponse au besoin de fixer des normes. Florence Pinot souligne que cette démarche normative est assez classique dans tous les domaines qui ont connu des phases de développement très créatives. Les Expositions n’ont pas dérogé à cette tendance. « Aujourd’hui, est-ce que la structure n’a pas éteint l’audace ? » C’est la question que pose Jean-Pierre Lafon qui rappelle l’organisation du BIE, modelée sur celle de l’assemblée générale des Nations-Unies. Le BIE rassemble aujourd’hui 170 Etats et lors du vote de désignation d’une Exposition, effectué à bulletin secret, chaque Etat dispose d’une voix. Cette organisation pousse chaque candidat à séduire le plus grand nombre d’Etats et en particulier de petits Etats. Elle peut générer des effets pervers d'autant plus que le BIE a inscrit dans ses règles le financement de la participation de ces petits Etats aux Expositions, via un budget spécifique du candidat.  « Le BIE a donc d’une certaine façon permis de formaliser les choses mais en passant de 30 à 170 Etats, est devenu un carcan aussi, car il faut arriver à avoir le soutien de tous ces petits Etats… » souligne Jean-Pierre Lafon. Cela a amené des Etats comme les Etats-Unis ou l’Inde à se retirer du BIE…

Aujourd’hui c’est la capacité financière et diplomatique qui est essentielle pour recueillir les suffrages. La désignation de Milan face à Izmir ou la récente victoire du Japon, qui vient de remporter pour la troisième fois en quarante ans l’organisation d’une Exposition, en sont une illustration.




L’Exposition de Shanghai : l’illustration d’une exposition pilotée par un Etat pour établir son retour sur la scène internationale et sa projection dans le XXIème siècle.

« L’Exposition de Shanghai affiche une motivation clairement politique à l’origine » rappelle Xu Bo.  « L’autorité gouvernementale a voulu que le monde reprenne connaissance de la puissance, de l'histoire chinoise, une nation debout, qui a beaucoup progressé ». 190 pays, 56 organisations internationales, la plus grande Exposition jamais organisée avec 73 millions de visiteurs -95% de chinois-, des centaines de chefs d'Etat, et une couverture de la presse très large et très positive. Si la motivation principale était politique, le choix du thème « Meilleure ville, meilleure vie » était critique pour la Chine en pleine urbanisation, mais aussi très fédérateur et a permis d'attirer un grand nombre de pays développés ou en développement. Malgré le succès évident de cette Exposition, Xu Bo souligne qu’il ne pense pas qu’on pourrait aujourd’hui refaire Shanghai Expo : « c’était l’Etat centralisé avec un budget centralisé ». De même la future Expo de Dubai qui voit des tonnes de béton armé être déversées dans le désert apparait comme la fin d’un style. Un nouveau modèle pour les Expositions futures est à trouver !




Les Expositions ont déjà su évoluer pour être à tout moment des témoins de leur temps. Mais la question de la pertinence de leur format est posée.

« Une caractéristique des Expositions Universelles est qu'elles ont toujours été des témoins de leur temps, fruit de circonstances particulières, d'un état des choses et qu'elles se doivent avec une démarche intuitive ou explicite de poser les questions de cette époque-là », nous rappelle Florence Pinot. Plusieurs grandes initiatives sont nées lors des Expositions : l'union postale, le débat que va animer Victor Hugo sur la propriété industrielle et intellectuelle et qui revient en force aujourd'hui avec internet...On profite du rassemblement des nations pour discuter de ces démarches internationales un peu normatives. Le concept dure depuis 170 ans et si on part de cette idée que les Expositions sont les témoins de leur temps, on peut penser que le concept a déjà évolué par le passé. L’Exposition de 1900 qui accueille 50 millions de visiteurs, plus que la population du pays, voit un peu s’éloigner la célébration du progrès, sans toutefois appréhender l’arrivée des deux grands traumatismes du XXème siècle ; puis dans les Expos de l’après-guerre, Bruxelles avec l’Atomium, Montréal avec la conquête de l’espace…les nations sentent qu’elles sont dépendantes les unes des autres et enfin apparaissent les « grands thèmes » des Expositions récentes. Les joutes industrielles sont terminées pour laisser place à des interrogations de l’époque, à l’image de Milan qui interrogeait sur « Comment nourrir la planète ? ».

Le format des expositions s’articule autour de deux phases : une phase récapitulative, rétrospective pour montrer d’où l’on vient, l’état des choses, et une phase prospective où s’exprime la légitimité de ce rassemblement à se projeter dans le futur. La question que l’on peut se poser aujourd’hui est de savoir si l’expérience visiteur que proposent les Expositions dans leur forme actuelle, permet de ressentir ces deux dimensions de témoignage d’un temps et de projection vers le futur ?

 

Les Expositions Nationales Suisses : un modèle original, agile, qui se réinvente en permanence pour être toujours porteur de sens, coller à l’époque et assurer sa vocation première de cohésion nationale.

Nelly Wenger, directrice générale de l’Expo02, la dernière exposition nationale suisse en 2002, présente en quelques chiffres cet événement : 50 hectares répartis sur 5 sites entièrement sur l’eau, 10,5 millions de visiteurs en 5 mois - un suisse sur deux a visité Expo02 - 7000 collaborateurs, 1,5 milliard de francs suisse de budget, 40 expositions thématiques, 1500 événements, 3000 spectacles…

Expo02 est la sixième Exposition Nationale Suisse qui trouvent leur origine et leur sens dans l’histoire même du pays : une confédération, multilingue, multiculturelle qui ne se fonde que sur la volonté politique de coopération et de coexistence. « La cohésion nationale est une obsession helvétique » souligne Nelly Wenger et c’est avec l’objectif de tisser des liens entre les différentes cultures que nait la première Exposition à Zurich en 1883. Elle est concomitante du percement du tunnel du Gothard, à la gloire du progrès ferroviaire, suivie en 1896 de l’Exposition de Genève, de très grande portée symbolique avec un village suisse mais aussi un village africain dans le but de montrer à quoi ressemble ce continent lointain. Ces deux Expositions s’inspirent très largement du modèle des Expositions universelles incluant une dimension pédagogique mais aussi commerciale, avec les entreprises qui exposent leurs nouveautés et leur savoir-faire. Si l’expression est proche de celle des Expositions Universelles, les Expositions suisses s’en différencient par le fait qu’elles sont profondément ancrées dans le principe de subsidiarité, reflètent des initiatives venant « d’en bas » et n’ont pas de périodicité établie. Les Expositions de 1914 et 1939, toutes deux écourtées par le début des guerres marquent aussi un éloignement dans la forme avec les Expositions Universelles : c’est la question du sens qui prend le pas sur la pédagogie et sur le fait de rayonner. A partir de 1964, exposition qui célèbre le progrès, mais voit aussi émerger des controverses très fortes entre la population et le gouvernement, les expositions sont des événements générationnels où les Suisses s’interrogent sur ce qui les rassemble et sur ce qui les relie au monde. S’interroger sur ce qui nous unit et nous rassemble, n’est-ce pas là une première réflexion sur l’universel ?



Expo02 : une exposition conçue en rupture totale avec les précédentes éditions, en adéquation avec les enjeux et les contraintes de son temps, intégrant la question du sens avant tout, et innovant dans les contenus et dans la forme.

La rupture avec les codes des Expositions s’exprime à tous les niveaux. Expo02 est :

  • Une exposition décentralisée en dehors des villes de niveau un.
  • Une exposition éclatée, fruit de la volonté de coopération de cinq cantons et quatre villes qui ne sont pas les chefs-lieux. Ce projet a été en concurrence avec deux autres projets, portés par des grandes villes et a été choisi par le Conseil Fédéral.
  • Une exposition totalement éphémère mais durable...Tout a été démonté et les éléments réutilisés ailleurs par souci d'écologie, ce qui a représenté 20% du budget. L’Expo s’est bâtie sur l’idée de mémoire et du thème « Le temps, la Suisse en mouvement ». En complément de ce thème principal, chaque site avait un thème : à Bienne, « Pouvoir et liberté » ; à Morat, « Instant et Eternité » ; à Neuchâtel, « Nature et Artifice » non pas pour évoquer l'opposition entre naturel et artificiel, mais le flou entre le naturel et l'artificiel, à Yverdon « Moi et l'univers » où l’on a thématisé l'intimité. Le Jura, dernier canton à avoir rejoint la Confédération, avait quant à lui un bateau qui se promenait et s'appelait « Sens et mouvance » induisant des thématiques à sa guise, un peu subversives. « Le côté éphémère a été très critiqué avec des constructions de 500 millions de Francs suisses destinées à être démontés. Mais cette approche répondait à une idée philosophique, en lien avec notre siècle où l’idée de construire des infrastructures lourdes nous est apparue dépassée. Ceci nous a autorisé une audace et une poésie extraordinaires. On a construit sur l'eau, dans le domaine public, dans les plus beaux sites de la région, dans les villes, dans des lieux à taille humaine, dans des paysages somptueux, avec une architecture qui se décline autour des thèmes et donne une liberté extraordinaire » souligne Nelly Wenger. Expo02 est en rupture complète avec les Expositions Universelles qui doivent se mettre dans des lieux gigantesques qui, une fois vidés de leur événement posent des problèmes d'héritage et deviennent des « non lieux ».
  • L’exposition est résolument culturelle : les concepteurs ont dû faire le grand écart pour gérer l’accueil de tous, en satisfaisant à la fois les attentes du grand public (un suisse sur deux est venu à Expo02) et la haute tenue culturelle.
  • Les entreprises ont largement contribué à Expo02 :  elles étaient présentes, mais jamais en tant qu’entreprise, uniquement par l’élaboration et le financement d’une exposition thématique. Sur les 40 expositions thématiques, le gouvernement n'était représenté que par 4 expos financées par la confédération
  • L’exposition est une fête… assumée et revendiquée et non un corolaire

« Conçue et réalisée dans la douleur » mentionne Nelly Wenger, après avoir même été officiellement annulée, cette exposition a accueilli plus de 10 millions de visiteurs et a eu un retentissement extraordinaire avec un taux de satisfaction de 93% (mesuré par des organismes indépendants).

Ce projet, en adéquation avec les enjeux et les contraintes de son temps, intégrant la question du sens avant tout, innovant dans les contenus et dans la forme a pu trouver des financements et le soutien de la population.



Le questionnement sur le format actuel des Expositions, la rigidité des règles du BIE, son mode de fonctionnement, et l’éclairage du succès de grands événements internationaux invitent à réfléchir à de nouveaux formats porteurs de sens.

Nos invités évoquent trois axes majeurs de réflexions que Xu Bo résume sous les « 3P » : passion, plate-forme, participation.

Derrière la participation c’est le rôle des Etats qui est questionné. Sont-ils dans le monde d‘aujourd’hui les plus à même de porter un tel événement ? Xu Bo nous rappelle qu’à Shanghai, les villes, sous l’égide des Etats, avaient été invitées à participer avec grand succès. Dans le monde multiple qui est le nôtre, les acteurs de la société comme les entreprises, ou les grandes universités mondiales telles qu’Harvard, Standford, Mac Gill, Oxford etc., ou les universités chinoises sont des acteurs majeurs du changement ou de l’évolution de la pensée. Ces acteurs qui font eux-mêmes souvent bouger les Etats ont toute leur place pour porter un événement universel ou à minima y être largement intégrés.

 

Pour ce qui est de la plate-forme, les Expositions sont marquées par le gigantisme, la construction d’infrastructures énormes sur de grands espaces mobilisés pour l’occasion et dont la reconversion n’est pas toujours assurée. Les reportages sur la construction de l’Expo de Dubaï avec des infrastructures pharaoniques sont particulièrement impressionnants. Ce gigantisme et l’idée d’épater sont-ils compatibles avec la réalisation d’un événement durable, inclusif, où chaque participant trouvera sa place ? Ce gigantisme est-il compatible avec le rythme de l’accélération des changements du monde ? interroge Jean-Pierre Lafon. « Il faut entre 5 et 7 ans pour monter une Exposition Universelle ou Internationale alors que l’accélération du monde est beaucoup plus rapide. Veut-on faire les choses trop en grand, ce qui prend trop de temps à organiser, trop d’argent ? Le succès populaire va aujourd’hui vers les dernières nouveautés ». Un usage des nouvelles technologies, associé à de nouvelles approches sur l’organisation spatiale des Expositions, qui permettrait le rassemblement humain et la fête, mais dans des conditions moins artificielles, moins onéreuses, plus durables, et mieux adaptées à l’accélération du monde que celles toujours en vigueur aujourd’hui devrait être étudié.

 

Derrière le mot passion, c’est la recherche du sens d’un tel événement qui est évoqué. Le BIE a le monopole de l’appellation Exposition Universelle ou World Expo. Mais ces expositions sont-elles vraiment universelles ? 95% des visiteurs de l’Expo de Shanghai étaient chinois, le Japon pour 2025 prévoit 85% de visiteurs japonais…Les Expositions Universelles ne sont pas non plus les seuls événements à avoir un impact, un rayonnement et un succès mondial ou à aborder des thèmes universels. Par le passé déjà, l’Exposition des Arts décoratifs de 1925, l’Exposition Coloniale avaient connu un énorme succès et un héritage toujours présent (Musée de l’histoire de l’immigration). Aujourd’hui, des manifestations comme le CES Las Vegas dans les technologies, les Foires industrielles de Hanovre ou Leipzig, la FIAC dans le domaine de la culture, la Fashion week, la capitale culturelle de l’Europe, ou même la fête de la musique sont autant d’événements originaux, internationaux, culturels ou tournés vers l’innovation qui attirent un vaste public. Ils constituent une offre pléthorique qui peut amoindrir l’attrait d’une Expo universelle si celle-ci n’offre pas une expérience unique et distinctive.

Nelly Wenger souligne la nécessité pour les Expositions universelles, de ne pas être des « foires élargies » à la seule recherche de gigantisme mais d’être des événements singuliers porteurs de sens. Ces expositions peuvent alors être l’occasion, dans un cadre festif et rassembleur, de débattre de manière plus décontractée de sujets ou d’idées qu’il aurait été difficile d’aborder dans le cours normal du temps ou de la politique.

C’est cette recherche d’expérience unique, porteuse de sens pour tous, qui puisse allier technologie et humain, culture et fête, débat et cohésion qui doit guider la démarche qui nous anime de repenser les Expositions Universelles. Deux populations nous avaient interpellé sur le sens : les jeunes et les africains qui ne se sentent pas concernés ou inclus dans les Expositions d’aujourd’hui. Ils sont tous deux des forces du monde de demain et un événement universel ne peut que les inclure pleinement.

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